Évasion doré, 2024
Médium : papier, colle et acrylique sur bois
Dimension : 18 x 12 pouces
Prix : sur demande
Médium : papier, colle et acrylique sur bois
Dimension : 18 x 12 pouces
Prix : sur demande
Dans cette mer fragmentée de teintes chaudes, un voilier glisse en silence, porté par une lumière dorée qui évoque la promesse d’un instant suspendu. Le ciel et l’eau se confondent dans une vibration d’orangés et de bruns, comme un coucher de soleil éternel où tout semble encore possible.
Habiter près de l’eau, c’est être témoin de cette beauté quotidienne — ces reflets changeants, cette lumière qui apaise, cette impression d’infini. Mais sous cette surface éclatante, une autre réalité persiste. En y regardant de plus près, la matière se trouble, se densifie, se fragmente : signes d’une pollution diffuse, presque invisible, mais bien présente.
Les fragments qui composent l’œuvre racontent cette dualité. Ils évoquent à la fois la richesse du paysage et sa dégradation progressive. Le voilier, silhouette sombre et silencieuse, devient alors un symbole d’évasion… mais aussi de dérive. Il avance dans un monde qui se transforme, porté par un équilibre de plus en plus précaire.
Le temps, lui, s’infiltre partout — dans les couches, dans les textures, dans cette lumière qui semble brûler ce qu’elle éclaire. Il rappelle l’urgence d’agir, avant que cette beauté ne devienne qu’un souvenir recomposé, comme ces morceaux de papier assemblés.
À travers cette œuvre, l’évasion n’est pas seulement une fuite vers l’horizon : elle devient une prise de conscience. Une invitation à regarder autrement ce qui nous entoure, avant que l’or du paysage ne se ternisse irrémédiablement.