Envol sur la marina, 2024
Médium : papier, colle et acrylique sur bois
Dimension : 12 x 18 pouces
Prix : sur demande
L
Dans un paysage fragmenté, recomposé à partir de milliers d’éclats de papier, le grand héron traverse la scène avec une grâce silencieuse. Il semble libre, presque serein, porté par l’illusion d’un équilibre entre nature et présence humaine.
La marina, habitée, vivante, s’inscrit dans cette composition comme un lieu de coexistence — mais une coexistence fragile. Sous la surface de l’eau, invisible à l’œil nu, une autre réalité s’installe : des particules de plastique s’infiltrent dans l’écosystème, contaminant les poissons qui deviennent à leur tour les proies du héron. Ce cycle discret, presque imperceptible, révèle une pollution insidieuse, ancrée dans le quotidien.
Les bateaux, symboles de loisir et de liberté, participent eux aussi à cette altération du milieu. Leur présence souligne l’ambiguïté de notre relation à la nature : entre fascination, appropriation et destruction.
Le ciel morcelé, composé de fragments pâles et éclatés, évoque un monde en suspension, comme si le temps lui-même se fissurait. Il rappelle l’urgence — celle d’agir avant que l’équilibre ne bascule irréversiblement.
À travers cette œuvre, l’instant capté devient un espace de réflexion. Le vol du héron n’est plus seulement un moment de beauté : il devient un symbole fragile, suspendu entre résilience et menace, entre ce qui est encore possible… et ce qui est déjà en train de disparaître.
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