Écureuil espiègle, 2024
Médium : papier, colle et acrylique sur bois
Dimension : 12 x 18 pouces
Prix : sur demande
Au cœur du parc, un écureuil s’avance, vif et curieux, captant le regard avec son allure malicieuse. Habitué à la présence humaine, il apprivoise les passants, quémandant une cacahuète ou un morceau de pain. La scène évoque une douceur familière, presque réconfortante, où la nature et l’humain semblent cohabiter sans heurt.
Mais cette apparente harmonie dissimule une réalité plus trouble.
En observant attentivement, le paysage se fragmente et laisse apparaître des traces du passage humain : éclats de plastique, fragments de verre, indices d’une présence persistante qui s’infiltre jusque dans les espaces les plus paisibles. Ces éléments, intégrés à la matière même du collage, deviennent les témoins silencieux d’un déséquilibre grandissant.
L’écureuil, à la fois joueur et dépendant, incarne cette relation ambivalente. Attiré par ce que l’humain laisse derrière lui, il évolue dans un environnement transformé, où le naturel et l’artificiel se confondent.
Le temps, suggéré dans les strates et les fragments, s’écoule sans pause. Il rappelle l’urgence d’agir, avant que ces traces ne deviennent la norme, avant que la beauté du vivant ne soit irrémédiablement altérée.
Sous l’espièglerie se cache une question : que laissons-nous réellement derrière nous ?
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